SQPH 2018 – Témoignage de Lise sans médaillon en langue des signes québécoise

Vidéo de l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) — parution : juin 2018. Sous-titrée, sans médaillon en langue des signes québécoise (LSQ).

Lise, le modèle de la nouvelle affiche de la Semaine québécoise des personnes handicapées, a généreusement accepté d’être interviewée par l’Office. Dans cette vidéo, elle nous en apprend davantage sur son incapacité. Que signifie avoir un trouble du langage? Quels obstacles rencontre-t-elle au quotidien?

Actrice au Théâtre aphasique, elle nous fait également part de l’important rôle que l’art a joué dans sa vie pour lui permettre de s’exprimer, de trouver ses mots. Un témoignage inspirant à partager en grand nombre!

Pour en savoir plus sur la Semaine québécoise des personnes handicapées : www.ophq.gouv.qc.ca/sqph

Transcription

Mon incapacité, c’est l’aphasie. C’est un trouble de langage qui est caractérisé par une perte de parole. On vous prend pour une anglophone qui n’a pas les mots en français pour expliquer. Je suis, je suis moi, je suis un être vivant. Je suis sans mots.

Le plus difficile, c’est avec beaucoup de gens que vous avez chez vous, parce que quand ils parlent ensemble — s’il y en a deux qui parlent ensemble, je comprends, mais s’il y en a trois ou quatre, là je ne peux pas, puis dans ce temps-là, je décroche.

Au début, je ne parlais pas, je ne pouvais pas répondre, je n’avais pas les mots. Puis après, ils m’ont envoyée dans un hôpital de réadaptation pour que j’aie de l’orthophonie. Ça fait 23 ans maintenant que je suis aphasique et que je joue du théâtre. Retrouver progressivement les mots, exprimer mes sentiments, c’est tout ça que tu exprimes quand tu joues du théâtre. Je suis un humain parlant, sans paroles. Je parle une langue unique.

Être modèle pour la Semaine québécoise des personnes handicapées, c’était merveilleux, c’était comme au théâtre. La Semaine québécoise des personnes handicapées est importante pour nous tous. Mais avant d’accepter cette entrevue, j’ai demandé à ce que j’aie les questions, parce que pour moi, il fallait que j’aie des mots pour dire exactement ce que je voulais. J’ai une parole à fonction réduite. Je suis, je suis une personne handicapée.

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